Réalisation et Conception :  Pascal VOIVENEL

Aquarelle de Christian Colin  

 LA TOUR DES GENS D'ARMES - CAEN

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Aquarelle (pas de source) datant de 1916

Collection personnel

Aquarelle Manoir des Gens d'Armes par Christian Colin Aquarelliste (11/2022) Lien : http://www.christiancolin.com/

Aquarelle Tour des Gens d'Armes par Pascal Voivenel (11/2022)

Edouard Monmélien 1870 - 1962

Collection personnel

 

Peinture à l'huile sur bois (vers 1900) d'Edouard Monmélien, ancien chef décorateur du grand théatre de Caen, professeur aquarelliste, dessin, peinture, pyrogravure au 214 rue de Falaise à Caen

Aquarelle Archives du Calvados :

 

Cote/Cotes extrêmes 42Fi/178

Date :1811

Description physique : Aquarelle, ft 27,1 x 38,2 cm, passe-partout : 33 x 44 cm

Modalités d'entrées

Achat par adjudication en 2007, N° d'entrée 2008-15, IPCG 2007M000383

Présentation du contenu : Mention "SL 1811" à droite, au centre.

 

Notes : IPCG 2007MO0383

 

https://archives.calvados.fr/ark:/52329/9ln0zfwshj7b

 Christian SKREDSVIG 1854-1924

 

Après avoir résidé à Paris durant sept années, Christian Skredsvig entreprit à l’été 1880 son premier voyage en Normandie. Profondément marqué par cette région, il y prolongea son séjour jusqu’à la fin de l’automne. Cette période fut consacrée principalement à l’élaboration de croquis et d’études préparatoires destinés à deux projets d’envergure : Une ferme à Venoix (1881, Musée de Reims) et La Ballade, œuvres qui comptent parmi les réalisations majeures de l’artiste.

 

Dès sa formation artistique à Copenhague et à Munich, Skredsvig manifesta un intérêt constant pour la représentation animalière, qu’il aborda avec un souci de précision naturaliste, en particulier dans la figuration des bovins et des chevaux. À son retour à Paris, cette inclination se renforça, notamment à travers sa fascination pour les chevaux de brasserie, puissants symboles de force et de labeur, qu’il entreprit rapidement de fixer sur la toile. Toutefois, Skredsvig ne saurait être réduit à la catégorie de peintre animalier : son œuvre se caractérise par une grande diversité thématique et formelle. Néanmoins, les figures animales occupent une position centrale dans les deux compositions issues de son séjour normand : les vaches dans Une ferme à Venoix et les chevaux dans La Ballade.

 

Lors de son séjour à Caen, Skredsvig adressa une lettre à son ami et confrère Erik Werenskiold, dans laquelle il exprime avec force son enthousiasme face à la découverte d’un sujet d’inspiration monumentale. Il y évoque son intérêt pour une ancienne ballade danoise — une Kjæmpevise — relatant une bataille sanglante opposant les Suédois et les Danois en 1208. Il décrit également un environnement architectural ancien, notamment un château âgé de près de huit siècles, ainsi que l’image de chevaux revenant du combat, meurtris et épuisés, tels qu’ils apparaissent dans les vers de la chanson (lettre du 10 septembre 1880, Bibliothèque nationale ; voir Thomsen, Chr. Skredsvig, 1995, p. 58).

 

De retour dans son atelier de Montmartre, Skredsvig consacra l’essentiel de son activité à l’achèvement de Une ferme à Venoix, œuvre qui fut récompensée par la médaille d’or au Salon de Paris la même année. Parallèlement, il poursuivit un travail plus discret mais soutenu sur La Ballade, intégrant notamment des études réalisées lors de la restauration de certaines parties du château de Caen, ainsi que la représentation des chevaux blessés évoqués dans la ballade médiévale. Le tableau fut achevé au printemps 1881.

 

Trois ans plus tard, Skredsvig réalisa une seconde version de La Ballade, de dimensions plus importantes et d’ambition accrue, aujourd’hui conservée au Lillehammer Art Museum. Cette composition, d’environ trois mètres de longueur, accorde une place prépondérante au paysage français, qui occupe une large part de la surface picturale. L’œuvre se distingue par un caractère plus dramatique et spectaculaire que la première version : l’un des chevaux est notamment représenté harnaché d’un caparaçon, tandis que l’état de fatigue et de souffrance des animaux y est davantage accentué. Le paysage représenté correspond, pour l’essentiel, à l’environnement de la Tour des Gens d’armes, soulevant la question de son éventuel caractère imaginaire.

 

Cette interrogation fut partiellement éclairée en 1995, lorsqu’une œuvre de Skredsvig apparut sur le marché de l’art privé. Le tableau représente un paysage relativement plat, composé de peupliers, de champs et de toitures, et fut immédiatement acquis par le Musée d’art de Lillehammer. Il s’agirait d’une étude de paysage autonome, liée au travail préparatoire de La Ballade. L’œuvre est signée et datée « Meudon, 23 janvier 1884 ». Située en périphérie de Paris, Meudon constitua également une source d’inspiration pour plusieurs artistes contemporains, notamment Eilif Peterssen.

 

Dans cette composition ambitieuse, Skredsvig parvient à synthétiser plusieurs axes fondamentaux de sa démarche artistique : son intérêt pour la représentation équine, sa fascination pour l’imaginaire médiéval — incarnée par la Tour des Gens d’armes — et son attachement au paysage français, ici inspiré de Meudon. Réalisée dans son atelier de Montmartre à la fin de l’hiver 1884, l’œuvre fut présentée au Salon de Paris la même année, où elle suscita une attention et une reconnaissance considérables.

Balade en 1881

Balade en 1884 - Musée de Lillehammer

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